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Déclaration de la FCPE au CSE du 12 mai 2010 |
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Déclaration de la FCPE au CSE du 12 mai 2010
Depuis des mois, la FCPE se bat aux côtés de
nombreux autres acteurs du système éducatif pour dénoncer ce
qu’elle juge comme la réforme la plus désastreuse de ces
dernières années pour l’avenir de l’Ecole, de nos enfants, de
notre pays. La FCPE refuse une formation des enseignants au
rabais qui ne pourra que mettre en péril l’éducation de
plusieurs générations de jeunes de notre pays et pèsera
négativement sur toute tentative de réforme pédagogique du
système éducatif pour de très longues années.
Il n’est pas acceptable que le gouvernement
continue à mentir aux parents d’élèves et aux citoyens de ce
pays en affirmant que la formation des futurs enseignants est
améliorée alors que c’est bel et bien le contraire que l’on est
en train de faire.
La réforme de la formation des enseignants
dite « de masterisation » n’est pour nous pas une réforme mais
une suppression de la formation des enseignants. Ceux-ci
auraient besoin d’une formation accrue sur les aspects
professionnels propres au métier d’enseignant. Ce qui est prévu
aujourd’hui ne peut correspondre aux défis de l’Ecole pour la
réussite de tous. La crise sociale et économique impose d’autres
choix pour l’Ecole et pour le métier d’enseignant.
La FCPE est convaincue qu’une formation
professionnelle au métier d’enseignant comprenant une période
par alternance est un élément déterminant dans la réussite des
élèves. Pour nous, il est indispensable que, où qu’elle soit
dispensée, la formation préalable des futurs enseignants intègre
un nombre significatif d’heures obligatoires et évaluées
consacrées à :
la connaissance et le renouvellement
des pratiques pédagogiques ;
la psychologie de l’enfant et de
l’adolescent ;
la gestion de classe ;
l’enseignement en classes
hétérogènes ;
l’évaluation positive des élèves ;
la relation avec les parents ;
l’utilisation de ressources,
matériels et contenus numériques ;
le travail en équipe ;
la connaissance du système éducatif…
Cette nécessité d’une meilleure formation
professionnelle et pas seulement académique est affirmée
également dans de très nombreux rapports et analyses, en
particulier émanant de la représentation parlementaire. On peut
citer en exemple le rapport de la mission Fourgous sur l’Ecole
numérique, celui de la mission d’information sénatoriale en
Finlande ou le rapport de la mission Grosperrin sur la mise en
œuvre du socle commun.
La FCPE est consternée par la suppression
pure et simple du cahier des charges national de formation des
enseignants que prévoit le projet d’arrêté soumis aujourd’hui
aux membres du CSE. La simple mention des dix compétences
requises pour exercer le métier d’enseignant ne peut suffire à
garantir une formation et des recrutements de qualité et la
réduction à la portion congrue de la formation continue ne
laisse présager d’aucun rattrapage possible.
Or, la circulaire de cadrage présentée
aujourd’hui au CSE, qui ne fait que reprendre celle publiée par
la ministre de l’Enseignement supérieur fin décembre et qui
viendra après l’abrogation du cahier des charges, n’impose plus
rien aux universités en matière de formation professionnelle
dans la construction des masters conduisant aux concours de
recrutement des enseignants. Il n’est pas possible que la
formation des enseignants dont notre pays a besoin soit à la
merci de la bonne volonté d’un président d’université.
Enfin, l’arrivée devant les élèves dès la
rentrée prochaine d’enseignants non formés et non accompagnés
laisse présager bien des déconvenues, voire des drames humains.
La FCPE demande le retrait de tous les textes
publiés jusqu’ici et une remise à plat complète de la formation
des enseignants. Elle juge indispensable que le débat soit
ouvert à l’Assemblée nationale et au Sénat, afin que l’opinion
publique s’en saisisse.

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Le président de la République vient de faire de
nouvelles annonces pour lutter contre les violences
scolaires et l’absentéisme des élèves. La FCPE ne
peut que s’inscrire en faux par rapport à l’ensemble
des propos du chef de l’Etat.
Il est inutile de passer du temps à dénoncer une
nouvelle fois la suspension des allocations
familiales comme réponse à l’absentéisme scolaire :
tout a été dit et le consensus se fait autour de
l’inefficacité de cette mesure. On a beau jeu de
stigmatiser les élèves absents alors que les
absences d’enseignants ne sont toujours pas
remplacées.
Installer dans quelques établissements des policiers
ou gendarmes référents n’est pas non plus la bonne
réponse aux violences dans les établissements
scolaires. C’est de solutions éducatives dont
l’Ecole a besoin !
La FCPE
ne peut que répéter que chercher une solution aux
difficultés de l’Ecole implique une formation accrue
des enseignants, non pas aux contenus disciplinaires
mais à la pédagogie, à la psychologie des enfants et
adolescents, à la gestion de classes hétérogènes…
Les Etats généraux de la sécurité scolaire n’ont pas
dit autre chose mais les conclusions qui
s’imposaient sont loin d’avoir été tirées jusqu’au
bout.
La réforme de la formation des enseignants mise en
place, dont un nouveau texte d’application doit être
examiné en Conseil supérieur de l’Education est sans
aucun doute la réforme la plus désastreuse prises
ces dernières années pour l’Ecole et pour les
enfants.
C’est pour protester contre la marche forcée du
gouvernement sur cette question et pour donner le
temps à la représentation nationale de se saisir de
ce problème que la FCPE a appelé au boycott du CSE
de demain. |

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Le Conseil supérieur de l’Education du 6 mai
prochain étudiera un arrêté proposé par le ministre
de l’Education nationale et la ministre de
l’Enseignement supérieur concernant la réforme de la
formation des enseignants. La FCPE est consternée
par la suppression pure et simple du cahier des
charges national de formation des enseignants que
prévoit ce projet d’arrêté. Le cahier des charges
serait remplacé par la simple mention des dix
compétences requises pour exercer le métier
d’enseignant.
La FCPE
boycottera la séance du CSE du 6 mai et appelle les
autres organisations représentées au CSE à faire de
même.
Lors des commissions spécialisées qui se sont tenues
la semaine dernière, la FCPE a demandé le retrait de
ce texte de l’ordre du jour du CSE du 6 mai afin que
soit préalablement établi un cahier des charges
contraignant, incluant :
-
les modules de formation nécessaires à la
connaissance et au renouvellement des pratiques
pédagogiques ;
-
des modules de formation à la psychologie de
l’enfant et de l’adolescent ;
Enseigner est un métier qui s’apprend !
La FCPE
refuse une formation des enseignants au rabais qui
ne pourra que mettre en péril la formation de
plusieurs générations de jeunes de notre pays.
La FCPE
demande à ce que le débat se tienne là où il aurait
dû être organisé depuis le début : à l’Assemblée
nationale et au Sénat, c'est-à-dire sur la place
publique. Elle s’étonne par ailleurs de l’avancée à
marche forcée du gouvernement sur ce dossier alors
que les voix sont unanimes pour dénoncer la réforme
qui se met en place et ce, bien au-delà du seul
monde éducatif, notamment dans les rapports du
député Jacques Grosperrin et des sénateurs partis en
mission d’observation du système éducatif
finlandais.
Le ministère va à l’encontre des propositions
émises, y compris par des membres de la majorité, la
FCPE sollicitera donc les parlementaires qui ont à
juger du système d’éducation de nos enfants. Il en
va de l’avenir des générations futures |

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La FCPE le répète encore : le gouvernement ne
règlera pas l’absentéisme scolaire en supprimant les
allocations familiales.
Cette mesure ne fera qu’ajouter des difficultés aux
familles déjà en situation délicate.
Elle appelle le président de la république au bon
sens et l’engage à suivre les préconisations des
Etats généraux sur la sécurité à l’école qui font
prévaloir un débat de fond à la gesticulation
politicienne.
L’idée d’un bureau pour un policier dans une
cinquantaine d’établissements scolaires ne règlera
pas non plus la violence à l’école. Cela risque
juste d’attiser les tensions si aucun travail de
médiation de dialogue entre adultes et jeunes n’a
lieu. Pour sa part, la FCPE prendra ses
responsabilités dans les conseils d’administration
des établissements concernés.
La FCPE rappelle que le travail de prévention doit
être mené par les personnels éducatifs dans
l’enceinte scolaire. Pour cela, il est nécessaire de
revenir sur la réforme de la formation des
enseignants une bonne fois pour toute pour
contribuer à la lutte contre toutes les violences.
Par ailleurs, en réduisant d’année en année le
nombre de postes d’assistantes sociales,
d’infirmières scolaires, de conseillers
d’orientation psychologues, de surveillants et de
professeurs, cette tâche risque d’être difficile !
Dans les établissements scolaires, un policier ne
saurait remplacer un éducateur ! |

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Lors des Etats généraux de la sécurité à l’Ecole,
tous les participants ont unanimement insisté sur la
nécessité d’une formation accrue des personnels,
jusqu’au ministre de l'Intérieur qui l'a lui aussi
évoquée. Ne pouvant faire l'impasse, le ministre de
l'Education nationale a annoncé en conclusion des
travaux qu’une nouvelle politique de formation
serait mise en œuvre dès la rentrée 2010 pour que
les enseignants soient tous formés à la gestion de
classe et de conflit et à la prévention de la
violence.
La FCPE ne peut que saluer cette reconnaissance d’un
besoin impératif mais déplore que le ministre
n’aille pas plus loin dans la remise à plat de la
réforme de la formation des enseignants qui est en
train de se mettre en place.
La formation à la gestion de conflit n’est pas le
seul axe de formation sur lequel les Etats généraux
ont insisté. Il a été constamment question de
développer le travail de groupe des élèves et de
créer les conditions de l’émergence d’une véritable
vie de classe et d’établissement.
Pour la FCPE, lutter efficacement contre la violence
scolaire, c'est former les enseignants à la
psychologie de l’enfant et de l’adolescent, à la
conduite de classe, au travail collaboratif et
interdisciplinaire. C’est les amener à repenser le
rapport enseignant-élève, pour valoriser les élèves
avec d'autres pratiques d'évaluation, développer une
confiance partagée et privilégier la sanction
éducative plutôt que l’exclusion.
Mais la nouvelle formation qui est prévue, au lieu
de la renforcer, divise par trois au moins la durée
de la formation pédagogique des enseignants et la
reporte à des dispositifs invraisemblables pendant
la première année d’enseignement, à un moment où ils
sont déjà devant des élèves.
Et la circulaire de cadrage publiée en décembre
dernier n'oblige en rien à mettre en place des
formations à la gestion de conflit.
Il faut la retirer ! Le concours ne l'intègre pas
non plus comme un pré requis pour les candidats. Il
est encore temps de le repenser ! |

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Les éducateurs le savent, l’alimentation est un
déterminant majeur de santé et donc aussi de
réussite scolaire.
Les parents d’élèves de la FCPE attendent toujours
que les pouvoirs publics légifèrent sur la qualité
de l’offre alimentaire dans les restaurants
scolaires. Malgré les promesses de la ministre de la
Santé et de celui de l’Agriculture, rien ne vient
depuis deux ans maintenant.
Face au silence des sénateurs et des députés, aux
reports d’année en année d’engagements en dehors de
la bonne volonté des uns, la FCPE en partenariat
avec l’ANDRM (association des directeurs de
restauration municipale), et l’AFDN (association
française des diététiciennes et nutritionnistes), le
CENA et les acteurs du plan national nutrition santé
ont décidé de lancer une nouvelle mobilisation sur
tout le territoire.
L’objectif est de
permettre à tous les enfants de la
maternelle au lycée : de bénéficier chaque jour d’un
repas complet, varié, équilibré, composé de produits
de qualité, de saison, de gouter une cuisine faite
de produits simples, qui s’appuie sur les
savoir-faire des équipes de la restauration. Cet
équilibre est nécessaire et tous les acteurs
reconnaissent que c’est une question de santé
publique.
La FCPE, l’ANDRM, l’AFDN et le CENA décident avec
l’appui des experts scientifiques engagés dans le
processus des plans nationaux nutrition santé (PNNS)
au moment du bilan du plan n°2 et de la construction
du PNNS 3, d’agir une nouvelle fois de concert.
Ils interpelleront tous les groupes parlementaires
pour leur faire prendre conscience de la nécessité
d’engager la nation au-delà du bon vouloir de
quelques uns. Il est indispensable qu’enfin les
recommandations nutrition définies par le groupe
d’études de marché de la restauration collective et
nutrition (GEM-RCN) soient appliquées dans
l’élaboration des menus de restauration scolaire.
La FCPE et ses partenaires vont plus loin puisqu’ils
souhaitent qu’un projet de loi soit enfin voté.
Certains que les élus municipaux auront à cœur de
s’y engager mais conscient de difficultés que cela
comporte et des besoins de se prémunir face à des
contentieux, ils décident de rechercher avec l’AMF
(association des maires de France pour la
restauration des écoles primaires), l’ADF (assemblée
des départements de France représentant les conseils
généraux en charge de la restauration des collèges)
et l’ARF (assemblée des régions de France en charge
de la restauration des lycées), une nouvelle
écriture possible de ces règles.
Ils décident enfin de lancer une vaste campagne de
sollicitation d’engagement volontaire des communes,
conseils généraux et régionaux, d’établissements
scolaires de respecter les recommandations
nutrition.
A l’échelle des communes et des départements, les
associations FCPE rencontreront à leur tour les élus
des collectivités locales pour que quelle que soit
la taille de la collectivité, qu’elle gère sa
restauration ou qu’elle l'ait confiée à une société
prestataire, l’équilibre nutritionnel soit respecté.
La FCPE publiera régulièrement sur son site la liste
des communes et collectivités territoriales qui s’y
seront engagées et partageront avec les présents
signataires la démarche indispensable de santé
publique qui manque à la restauration scolaire dans
son ensemble encore en cette année 2010, 10 ans
après les travaux du Haut conseil de la santé
publique qui ont conduit à la circulaire de
l’écolier toujours pas appliquée à ce jour. |

La FCPE constate que les annonces du ministre de
l’Education nationale sont en décalage avec les travaux des
Etats généraux de la sécurité à l’Ecole. Elle regrette que le
ministre n’aille pas assez loin dans la remise en cause de la
politique gouvernementale en matière de formation des
enseignants et ce, alors que toutes les interventions ont
rappelé la nécessité d’avoir des personnels formés dans l’Ecole.
Toutes les interventions insistaient aussi sur la
nécessité de plus de mixité sociale à l’Ecole. Pourtant, aucune
annonce n’a été faite sur l’avenir de la sectorisation, en dépit
des arguments développés durant ces Etats généraux.
La FCPE ne saurait accepter non plus que rien ne
soit envisagé pour qu’il y ait davantage d’adultes à l’Ecole.
Elle s’inquiète enfin des objectifs réels d’une
remise à plat de l’éducation prioritaire dans une période de
réduction drastique des moyens.
La FCPE se réjouit toutefois d’avoir obtenu la
tenue d’une conférence nationale sur les rythmes scolaires,
revendication qu’elle porte depuis plus d’un an.
Le ministre a inscrit les Etats généraux dans la durée, avec un
point d’étape dans 6 mois. Il n’a pour l’instant pas su profiter
de la dynamique de ces deux jours pour se montrer ambitieux en
matière de lutte contre la violence scolaire. La FCPE continuera
pour sa part à alimenter le débat en se situant résolument dans
le prolongement du travail entamé.

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A l’occasion du CSE du 1er avril, le
ministre de l’Education nationale a présenté un
projet de rénovation de la voie technologique allant
dans le même sens que celui de la réforme du Lycée
général.
La FCPE a participé activement à l’ensemble des
discussions pour donner à la rénovation de la voie
technologique un vrai sens pédagogique, une
orientation véritablement choisie par les élèves,
pour qu’existent de nombreuses passerelles entre les
voies technologiques et professionnelles et
professionnelles et technologiques, et également
pour que des dédoublements de classes et des groupes
à effectifs réduits puissent être mis en place.
La FCPE a affirmé l’enjeu majeur et la nécessité de
rénover cette voie de formation, mais le ministre
est resté sourd aux demandes réitérées de mettre les
moyens suffisants pour que les élèves puissent
bénéficier de dédoublements, de groupes à effectifs
réduits, notamment dans le cadre des apprentissages
des disciplines technologiques.
La FCPE s’est donc opposée aux arrêtés portant sur
l’organisation des filières STI, STL et ST2A.
Elle dénonce avec vigueur le manque d’ambition
ministérielle qui a conduit le CSE à devoir
s’opposer à une réforme pourtant nécessaire. |

La FCPE, la JPA, le Réseau
français des villes éducatrices et le SI.EN-UNSA Education
veulent considérer la publication de la circulaire de rentrée du
18 mars dernier comme une ouverture, comme un premier pas vers
la fin de la semaine de quatre jours imposée à toutes les écoles
primaires depuis la rentrée 2008. En effet, ce texte substitue
au verrouillage ministériel implicite, qui systématisait la
semaine de 4 jours, un « encouragement » à un retour à la
semaine de 4 jours et demi avec le mercredi matin.
Cela ne signifie toutefois pas
que tout est réglé : il est primordial de continuer à mettre en
évidence les effets néfastes de la semaine de 4 jours, source de
stress et de fatigabilité, sur la réussite des enfants et le
climat des établissements scolaires.
Il convient aujourd’hui de
rappeler que l’essentiel est d’alléger la durée de la journée
scolaire, pour que les enfants n’aient plus à subir 6 heures de
classe, auxquelles s’ajoutent le travail à la maison, les temps
de transport, voire l’aide individualisée. Il est également
nécessaire de se pencher sur l’organisation de l’année scolaire,
sur la durée des vacances d’été et sur l’alternance entre
semaines de classe et semaines de vacances.
La FCPE, la JPA, le Réseau
français des villes éducatrices et le SI.EN-UNSA Education
revendiquent l’organisation par le ministère de l’Education
nationale d’une conférence nationale sur les rythmes scolaires
et plus globalement sur les temps de l’enfant et de
l’adolescent, comme le ministre s’y est engagé par deux fois
dans ses réponses à la FCPE, à la FIDL et à l'UNL dès décembre
2009.
Une conférence de presse commune
a réuni le 30 mars la FCPE, la JPA, le Réseau français des
villes éducatrices et le SI.EN-UNSA Education, avec l’ensemble
des chercheurs et médecins travaillant sur ces questions pour
certains depuis près de trente ans : Pierre Bégué, pédiatre,
membre de l’Académie de médecine ; René Clarisse, maître de
conférences en psychologie des âges de la vie à l’université
François-Rabelais de Tours ; Georges Fotinos, ancien Inspecteur
général de l’Education nationale et responsable du dossier des
rythmes scolaires au ministère de l’Education nationale ; Claire
Leconte, professeur émérite de psychologie à l’université de
Lille III ; Hubert Montagner, ancien directeur de recherche à
l’INSERM ; François Testu, professeur émérite de l’université
François-Rabelais de Tours et président de la JPA. Yvan Touitou,
biochimiste, co-coordinateur du récent rapport de l’Académie de
médecine et Alain Reinberg, médecin, chronobiologiste, ancien
directeur de recherche au CNRS, étaient excusés.
Tous se sont mis à disposition
pour accompagner sur le terrain les parents d’élèves, les
enseignants, les inspecteurs de circonscription ou d'académie et
les communes qui souhaiteraient construire un projet autour
d’une semaine scolaire sur neuf demi-journées.
Pour tous, pour les élèves, pour les enfants, il est temps que
cela change!

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La FCPE ne s’est jamais prononcée sur une
éventuelle suppression du diplôme national du brevet,
pas même dans le cadre de la mission parlementaire sur
la mise en œuvre du socle commun, contrairement à ce qui
a été annoncé sur RTL ce matin.
Si la FCPE est favorable au contrôle en
cours de formation, elle demeure également attachée au
caractère national de ce premier diplôme qui permet la
reconnaissance du chemin déjà parcouru par les élèves
dans un contexte où trop de jeunes sortent encore de
l’Ecole sans aucun diplôme ni qualification.
La FCPE s’étonne des termes du débat,
tels qu’ils ont été posés dans les médias (« pour ou
contre la suppression du brevet des collèges ? ») et
qui, selon elle, ne peuvent que déboucher sur des prises
de position stériles.
Si discussion il doit y avoir, elle devra
obligatoirement s’inscrire dans une réflexion plus large
sur les enjeux du collège et de l’acquisition du socle
commun par tous, avoir pour objectif la réussite des
élèves - et non la réduction des coûts - et permettre à
tous les acteurs, parents d’élèves compris, de pouvoir
être entendus. |

Le ministère de l’Education nationale vient de
présenter aux syndicats d’enseignants un projet d’arrêté portant
sur le
cahier des charges de la formation des maîtres.
Celui-ci anéantit définitivement toute formation
professionnelle des enseignants avant leur recrutement. La FCPE ne
peut que rejeter totalement ce texte et ses conséquences pour les
élèves et l’Ecole toute entière.
L’arrêté et son annexe prévoient de concentrer la
formation professionnelle en fin de parcours, à un moment où le
jeune enseignant, une fois recruté, est déjà en poste devant les
élèves. Est-ce ainsi que l’on améliorera la réussite scolaire des
élèves, que l’on conduira 80% d’une classe d’âge au bac et la moitié
à un diplôme du supérieur, qu’on accompagnera les élèves en
difficulté, qu’on intégrera tous les élèves et qu’on ne laissera
aucun jeune sortir du système sans diplôme ni qualification ? Bien
sûr que non !
Sacrifiera-t-on sur l’autel de la « masterisation »
toute la formation professionnelle, pédagogique, psychologique des
enseignants ? Sacrifiera-t-on par ricochet la formation des élèves ?
Car c’est bien de cela qu’il s’agit !
Ce qui se joue maintenant, c’est purement et
simplement de décider si les futurs enseignants ont ou non besoin
pour enseigner de connaître les enfants et les adolescents, de
savoir ce qui se joue dans les relations d’apprentissage, les
pratiques d’évaluation, la conduite de classe, la gestion de
l’hétérogénéité.
Il serait bien vain d’introduire des dispositifs
numériques ou un accompagnement personnalisé si les enseignants
n’ont aucune notion de pédagogie !
Enseigner est un métier qui s’apprend mais pas
seulement sur le tas. Les parents d’élèves ne sont pas demandeurs
d’enseignants qui ne sauront pas ce qu’est un enfant, un élève avant
de prendre une classe en responsabilité.
La FCPE en appelle solennellement à toutes les
organisations, à tous les acteurs de l’éducation, à tous ceux qui
croient aux vertus de la pédagogie pour faire réussir les élèves.
Que cessent ces discussions sur des détails ou sur ma mise en oeuvre,
tant que le cadre général reste inacceptable !
Monsieur le ministre, monsieur le président de la République,
abandonnez ces folies, elles mèneront notre Ecole dans le mur !

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La FCPE nationale se félicite de ce que le tribunal
administratif de Lyon ait donné gain de cause à la FCPE
du Rhône en annulant le nouveau règlement de la
restauration scolaire à Oullins qui restreignait l’accès
de la cantine scolaire aux seuls enfants dont les deux
parents travaillent.
Déjà, le conseil d’Etat avait rejeté l’idée que l’on
puisse interdire l’accès à un restaurant scolaire sous
prétexte d’une situation personnelle particulière.
La jurisprudence est désormais suffisante pour que l’on
cesse d’importuner parents et enfants en demandant des
justificatifs inutiles à propos d’un service public dont
l’accès doit être libre.
Ce jugement repose sur un droit fondamental : l’égalité
de tous devant les services publics, droit qui fait
partie des revendications historiques de la FCPE.
Là où les parents d’élèves constateraient encore des
dysfonctionnements, la FCPE les invite à contacter ses
conseils départementaux afin de porter ce jugement à la
connaissance des collectivités locales. |

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Depuis plusieurs semaines, la FCPE s’est refusée à
commenter et communiquer sur les faits divers touchant
certains établissements scolaires. La FCPE refuse de
tomber dans un débat simpliste à visée électoraliste.
Pourtant, que n’avons-nous pas entendu ces derniers
temps ! Il semble que les pouvoirs publics découvrent
les problèmes de violences à l’Ecole depuis quelques
semaines seulement.
Suspension des allocations familiales pour les familles
d’élèves absentéistes, couvre-feu pour les mineurs, plan
de « sanctuarisation », équipes mobiles de sécurité dans
les établissements scolaires, telles sont les
propositions et les mesurettes uniquement mises en place
pour réagir à l’actualité de façon sensationnelle. Et
puis, que penser de la mise en garde à vue de mineure de
14 ans interpellée chez elle en pyjama et menottée ?
Ne devrait-on pas commencer par assurer la continuité du
service public d’éducation en remplaçant dès la première
heure les enseignants absents, pour en finir avec les
orphelins de toute heure plutôt que de tenter de leur
imposer un couvre-feu après 23h00 ?
Dommage que sur ces questions, la prévention ne prévale
pas sur les annonces démagogiques et que les pouvoirs
publics oublient d’intervenir sur les causes des
violences en milieu scolaire.
Et pendant ce temps… à l’Education nationale :
suppression massive de postes, renoncement à former les
enseignants à la pédagogie et à la psychologie de
l’enfant et de l’adolescent, non remplacement des
enseignants… Comment, dans ces conditions, former des
« citoyens libres et éclairés » ? Aux problèmes de
violence, on répond par la force, mais on ne renforce
que la défiance.
On a laissé des communautés éducatives trouver seules,
les voies d’une plus forte cohésion, la construction
d’équipes soudées, des projets pour une meilleure
mobilisation des élèves pour les intéresser à ce qu’ils
font.
La FCPE
appelle à un travail sur le fond, et demande à ce que
l’on cesse les mesures « poudre aux yeux » voire
liberticides. Elle souhaite que l’on travaille sur les
relations entre l’institution scolaire et les élèves et
leurs familles parfois trop éloignées de l’Ecole, et que
l’on cesse de supprimer des postes d’adultes dans nos
écoles et établissements scolaires. C’est le préalable à
la lutte contre la défiance de certains jeunes à l’égard
de l’institution scolaire qui ne fait plus que leur
répondre par la force. |

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4 jours de classe en primaire avec 6 heures de cours
par jour, c’est beaucoup trop !
Une nouvelle fois, les scientifiques dénoncent comme
la FCPE les effets dévastateurs de la semaine de 4
jours.
La FCPE avait obtenu du ministre l’engagement
d’organiser une conférence sur les rythmes scolaires
et le temps de l’enfant et des adolescents.
L’actualité avec les conclusions des travaux menés
par l’académie nationale de médecine, nous rattrape
encore.
La FCPE attend le lancement du véritable débat sur
les rythmes. Forte de l’unanimité des chercheurs,
elle abordera les discussions avec confiance mais
s’attachera à ce que des décisions concrètes soient
prises pour mettre fin aux aberrations pédagogiques
et de santé actuelles.
La journée de classe des élèves doit être allégée
dans le primaire mais aussi dans le secondaire pour
lequel la FCPE réclame des journées de 7 heures au
maximum et une pause le midi d’au moins 1h30 pour
chaque élève. |

La FCPE constate avec colère de ce que la circulaire de
cadrage des masters d’enseignement ait été publiée sans que la
ministre de l’enseignement supérieur ait tenu aucun compte des
remarques qui lui avaient été faites par l’ensemble de la communauté
éducative et universitaires, ce qui avait conduit au rejet du texte
par le CNESER réuni lundi 21 décembre.
La FCPE le répète : cette circulaire ne cadre en rien la
formation des enseignants en ce qui concerne son aspect
professionnel (pédagogie, psychologie de l’enfant et de
l’adolescent, conduite de classe, connaissance du système éducatif).
Aucun horaire, aucun contenu ne sont imposés aux universités.
La ministre de l’enseignement supérieur continue par
ailleurs à faire l’impasse sur la question des bourses accordées aux
étudiants pour supporter l’année supplémentaire d’études non
rémunérée qui s’imposera désormais à ceux qui choisiront la carrière
d’enseignant.
La FCPE dénonce une circulaire vide sur le fond et dont le
seul objet est de supprimer 14 500 postes d’enseignants à la rentrée
2010.
La FCPE s’adressera au ministre de l’Education nationale
pour obtenir des garanties sur la qualité de la formation des
enseignants.
Enseigner est un métier qui s’apprend ! La FCPE ne se satisfera pas
d’enseignants qui n’ont qu’une vague idée de ce qu’est un élève.

Communiqué
commun de presse FSU – CDAL - FCPE – DDEN – SE .UNSA – UNSA
education83 – FOL - CDAFAL 83 – ATTACVar - Libre Pensée suite à la
réunion du 12 décembre 2009.
Voir
le document

Communiqué à
diffuser - Fédération des Délégués Départementaux de l'Education
Nationale
Voir le document

Lettre
commune signée par la FCPE, PEEP, AFPEN, FNAME et FNAREN, Se-Unsa,
Sgen-CFDT, Snuipp, FO, CGT Educ’action, adressée à Luc Chatel afin
de lui demander une audience pour exiger que les dispositifs d'aides
spécialisées aient les moyens de poursuivre leur mission pour la
réussite de tous les enfants à l’Ecole.
Voir le document

L'avantage fiscal octroyé pour l'aide scolaire à domicile assurée
par une entreprise à but lucratif a été rétabli au Sénat lors de la
séance publique du 7 décembre. La FCPE ne peut que le regretter
amèrement.
La fédération avait pourtant vu une lueur d'espoir lorsque un député
qui avait déposé à l’Assemblée nationale un amendement supprimant
cette disposition : déclarant que « le sérieux de ces entreprises
n'est pas au rendez-vous et rien ne justifie leur profit : ils
pompent l'avantage fiscal sans contrepartie ».
La FCPE
demande la transparence. De quel montant sont amputées chaque année
les recettes de l’Etat du fait de cette réduction ou crédit
d’impôt ? En cette période de crise n'y-a-t-il vraiment rien de
mieux à faire avec cet argent, mesdames et messieurs les sénateurs ?
Dans une période de diminution drastique des moyens de l’Education
nationale, la FCPE ne peut que s’interroger sur cette manne
financière dispensée, même indirectement, à des entreprises
commerciales qui sont, de fait, des concurrentes du service public
d’éducation et contribuent à sa déstabilisation

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La FCPE vient de prendre connaissance de ce
qui doit servir de circulaire de cadrage à
la mise en place des masters de recrutement
des enseignants.
La FCPE constate que cette circulaire ne
cadre rien, ni en termes d’horaires ni en
termes de contenu.
Cette circulaire évacue totalement
l'importance de la formation pédagogique
pourtant si fondamentale aux enseignants
dans l'exercice de leur métier.
Alors qu'on allonge la durée d'études,
aucune exigence réelle n'est posée en ce qui
concerne la pédagogie et la psychologie de
l'enfant.
Une année d'études supplémentaire pour
moins d'enseignement professionnel : telle
est la proposition du ministère.
Pour la FCPE, enseigner est un métier qui
s'apprend. Les parents ne peuvent se
satisfaire d'enseignants n’ayant qu'une
vague idée de ce qu'est un enfant, un
élève !
Chacun sait que la formation est largement
pilotée par les concours de recrutement.
La FCPE demande que, si les concours ont
lieu en fin de parcours de formation, ils
prennent en compte ces éléments et
comportent une épreuve de pédagogie, une
épreuve de psychologie de l'enfant et une
sur la connaissance du système éducatif.
Pense-t-on que les choses pourront évoluer
positivement, tant qu'on ne changera rien
sur le fond ?
Pense-t-on que les enseignants qui
déclarent, déjà, avoir du mal à intégrer les
nouvelles technologies dans leur classe, qui
peinent à gérer l'hétérogénéité des élèves
de leur classe y parviendront mieux si la
sélection au concours ne se fait quasi
exclusivement que sur les disciplines ?
La FCPE constate en outre que les IUFM sont
les grands absents de cette circulaire !
Sur quels potentiels se ferait cette
formation professionnelle alors ?
Enfin, la FCPE condamne fermement l'impasse
faite par le ministère sur l'enseignement
supérieur et de la recherche et sur les
bourses aux étudiants. Le recrutement
d'aujourd'hui assure deux années de
fonctionnaire stagiaire. En plaçant le
concours après la 5eme année de formation,
la réforme exige deux années d’études non
rémunérées supplémentaires.
De quel droit veut-on écarter les classes
moyennes ou populaires de cette formation ?
De quel droit veut-on réserver le métier
d’enseignant à une classe sociale
favorisée ?
Comment peut-on oser croire ou faire croire
que le rétrécissement social du recrutement
des enseignants n'est pas programmé
puisqu’aucun engagement réel de prise en
charge nécessaire n'est pris au-delà des
3000 euros une fois pour toute ?
Ce sont de nos enfants dont il s'agit,
élèves et peut-être futurs enseignants !
C’est de l’école de demain dont il s'agit et
de la formation d'enseignants qui exerceront
pendant des dizaines d'années !
La FCPE demande solennellement le retrait de
ce texte qui ne conduit qu'à l'effondrement
de la formation pédagogique des enseignants.
Elle exige la réécriture profonde d'un vrai
cadrage qui impose des heures de formation
pédagogique des enseignants en plus grand
nombre sans pour autant rejeter leur
formation disciplinaire, chose possible avec
une année d'études en plus.
C’est dans cet esprit que la FCPE appelle
avec les autres organisations ou
associations d'élèves, d’étudiants,
d'enseignants, d’universités, et mouvements
pédagogiques à se mobiliser le 15 décembre
pour le retrait des décrets. |

Voir le document

Le remplacement des enseignants est un problème aigu.
L’absence criante de remplaçants ne peut plus être niée,
c’est désormais une évidence. La faute en revient
essentiellement aux suppressions de postes massives de
ces dernières années.
C’est précisément pour dénoncer ces problèmes que la
FCPE a lancé l’opération Ouyapacours, un outil à
disposition des parents sur le site Internet
www.fcpe.asso.fr pour signaler les
heures de cours perdues par leurs enfants et permettre à
la FCPE d’intervenir auprès des autorités académiques.
Le recteur de l’académie de Créteil vient de donner une
preuve éclatante de ces dysfonctionnements. Après avoir
tout essayé, il veut que les chefs d’établissement
trouvent « dans leur entourage personnel ou dans la
communauté de vie scolaire » des étudiants ou « des
personnes titulaires au minimum d’une licence ou ayant
des compétences avérées » !
La FCPE
ne peut accepter que l’on recrute n’importe qui et dans
n’importe quelles conditions pour remplacer les
enseignants absents. Elle ne se satisfera pas qu’à
l’exigence des parents d’un remplacement assuré par des
enseignants formés, on réponde par des solutions non
pérennes.
L’administration essaye de cacher la misère et de
trouver des palliatifs pour que les élèves soient pris
en charge, afin qu’il ne soit pas dit que le roi est nu.
Enseignants volontaires, assistants d’éducation,
retraités, étudiants, documentalistes, ou d’autres
encore les recteurs font feu de tout bois…
L’Education nationale doit assumer ses obligations de
continuité du service public d’éducation. |

COMMUNIQUE DE PRESSE
Pour le SE-UNSA,
le Sgen-CFDT et la FCPE, les annonces sur la réforme du lycée
ouvrent des perspectives encourageantes pour les lycéens :
-
l’accompagnement personnalisé de tous les élèves, tout au long
de leur parcours au lycée, représente une réelle opportunité
pour une meilleure prise en compte de leurs besoins, pour leur
réussite et leur épanouissement. Il se fait sans augmentation de
l’horaire des élèves, ce qui est dans l’intérêt des lycéens
français, dont on connaît la très lourde charge de cours et de
travail.
-
les
enseignements d’exploration prévus en classe de seconde, si les
programmes sont redéfinis dans le même esprit, devraient
permettre aux élèves de mieux construire leur parcours
ultérieur, dans un esprit de découverte et de curiosité, sans
les enfermer dans une pré-orientation.
-
la mise en
place d’un tronc commun en classe de première est une mesure
pertinente : au-delà d’hypothétiques changements de parcours, sa
création devrait permettre un décloisonnement des savoirs et des
élèves.
-
la possibilité
offerte aux établissements, dans un cadre national fort et
garanti à tous, de définir un projet pédagogique au service de
la réussite de leurs élèves, est porteuse de dynamisme et de
créativité.
Pour réussir
cette réforme, il faut un investissement fort.
Le SE-UNSA, le
SGEN-CFDT et la FCPE demandent au ministre de l’Education
nationale de créer les conditions pour que cette réforme se
traduise par une amélioration des conditions de travail des
lycéens et des personnels :
-
en annonçant
la tenue de journées banalisées dans tous les lycées rassemblant
personnels, parents et élèves, dès janvier prochain, pour
préparer la rentrée 2010,
-
en
garantissant dans la durée le maintien des moyens attribués au
lycée sans recourir à l’augmentation des heures supplémentaires,
-
en
garantissant des effectifs réduits pour les groupes de
compétences en langues vivantes,
-
en engageant
sans tarder des discussions sur les évolutions des enseignements
technologiques,
-
en mettant en
place un plan ambitieux de formation initiale et continue des
enseignants, cohérent avec les nouvelles missions que la réforme
leur attribue.
Paris, le 27
novembre 2009
Contacts
presse :
SE-UNSA :
Brigitte Biardoux 01 44 39 23 93
SGEN-CFDT :
Edith Meaume 06 11 85 23 75
FCPE : Laurence
Guillermou 01 43 57 16 16

|
Au moment où l’épidémie de grippe A (H1N1) s’installe,
pourquoi continuer à fermer les écoles quand tous les
autres établissements, les lieux publics, les transports
collectifs restent accessibles sans aucune restriction ?
Cette question, la FCPE n’est pas la seule à se la
poser, puisque dans certains départements, les préfets
ont manifestement cessé d’ordonner les fermetures de
classes ou d’établissements.
Pourquoi les enfants scolarisés et leurs parents
devraient-ils être les seules victimes de la peur du
virus, provoquant de véritables casse-tête domestiques
pour les familles qui doivent s’organiser en urgence
pour faire garder leurs enfants quand ceux-ci ne sont
pas malades, mais que l’école est fermée?
Comment les ministères peuvent-ils se targuer de
chiffres avérés alors que cette maladie ne donne pas
lieu à une déclaration obligatoire ?
S’agirait-il, messieurs les ministres, d’une véritable
mesure sanitaire visant à réduire l’expansion de la
maladie, ou plutôt d’une stratégie en trompe-l’œil
pour inciter les populations à se faire massivement
vacciner ou pour mieux camoufler l’incapacité du système
scolaire à remplacer les professeurs absents victimes du
virus ?
La FCPE
attend des arguments convaincants sur la nécessité de
fermeture des écoles.
Elle attend des mesures de solidarité nationale pour
soutenir les familles devant garder leurs enfants.
La FCPE
sera attentive à ce que chaque cours manqué pour cause
de fermetures soit rattrapé par tous les enfants,
en classe, avec leur enseignant, une fois l’épidémie
passée. |

|
La
réforme du Lycée sera pédagogique ou ne sera pas. Les
pistes actuellement à l’étude au ministère montrent que
la FCPE commence à se faire entendre : orientation plus
progressive et développement des passerelles entre les
différentes voies et filières.
Nous prenons acte de l’annonce ministérielle de ne pas
récupérer de moyens sur le Lycée et de maintenir les
dotations horaires actuelles.
Néanmoins, de nombreuses questions restent en suspens.
Elles détermineront la portée réelle de la réforme.
Nous demandons plus de certitudes pour que les deux
heures d’accompagnement ne se transforment pas en de
simples enseignements disciplinaires.
Nous réitérons notre demande de travaux personnels
encadrés (TPE) de la seconde à la terminale.
Restent des zones d’ombre, notamment la question de la
sectorisation et celle de la formation des enseignants
pour mettre en œuvre les innovations pédagogiques.
Enfin, la FCPE ne peut qu’encourager le ministre à aller
encore plus loin en intégrant l’enseignement
professionnel à cette réforme, pour assurer l’égale
dignité des voies de formation.
Nous n’en sommes qu’aux discussions, des pas restent
encore à faire, des avancées à obtenir.
La FCPE
revendique un Lycée qui amène 80% d’une classe d’âge au
baccalauréat sans laisser personne sur le bord du
chemin. |

|

Communiqué du CNAL :
Loi Carle :
Le CNAL continue le
combat !
Le Conseil Constitutionnel a décidé
que la loi Carle était conforme à la Constitution. C’est
la logique de marché scolaire qui se trouve, ainsi,
encouragée. Pour le CNAL, c’est une très mauvaise
nouvelle pour l’Ecole publique. Il appelle ses militants
à poursuivre le combat contre cette loi injuste qui
fragilise un peu plus, un service public et laïque
d’éducation déjà malmené.
Le CNAL a décidé d’engager dans les
semaines qui viennent, un plan d’action pour exiger que
la priorité soit accordée à l’Ecole publique, laïque et
gratuite. D’ores et déjà, il demande aux collectivités
locales de ne plus financer les dépenses facultatives
des établissements privés* à l’instar des décisions
récentes de la municipalité de Cahors ou du département
de la Loire Atlantique.
Laurent Escure
Secrétaire Général du CNAL
06 82 84 91 18
*Forfait
pour les écoles préélémentaires ou sous contrat simple
ainsi que les aides à l’investissement pour les
établissements du second degré.

Non à
EDVIGE
: Deux décrets ressuscitent le décret créant EDVIGE
Voir le
document

La montagne se contentera-t-elle d’accoucher d’une
souris ? La FCPE souhaite que les consultations des deux
mois à venir permettent véritablement de faire avancer
les choses pour enfin assurer la réussite de tous les
lycéens. Elle attend notamment une réponse sur sa
demande d’une réforme globale du Lycée, de la troisième
à la terminale, comprenant toutes les voies, générale,
technologique et professionnelle.
En refusant d’annoncer une réforme globale, le président
de la République écarte de fait l’objectif d’amener 80%
d’une classe d’âge au baccalauréat.
Dans ses annonces sur le Lycée, le chef de l’Etat se
contente d’aménager l’existant. Il est déjà possible
selon les textes de mettre en place chacune des mesures
présentées. Tout est donc laissé à l’appréciation et à
l’initiative des établissements, alors qu’il est douteux
que le budget prévu pour 2010 pour l’Education nationale
leur donne les moyens d’appliquer une seule de ces
mesures.
Rien n’a été annoncé en matière de pédagogie. Les
lycéens continueront donc à devoir ingurgiter des heures
de cours magistraux avant de rentrer chez eux surchargés
de travail à la maison. La généralisation des TPE à tous
les niveaux du Lycée permettrait d’entamer la
transformation pédagogique indispensable.
La FCPE déplore par ailleurs le projet de report sur les
vacances des compléments et remises à niveau. Ce n’est
pas parce que leur premier choix d’orientation était une
erreur que les élèves doivent être privés de vacances !
Les solutions à ce problème ne sont pas pendant les
vacances et hors de l’Ecole mais à l’Ecole et pendant le
temps scolaire. L’orientation doit être réfléchie dès le
collège et continue à partir de la troisième et au-delà
de la seconde.
Le président, dans son discours, affirme que cette
réforme est faite avec les enseignants et pour les
enseignants. Ce qui est sûr, c’est qu’elle n’est pas
faite pour les élèves. |

|
Le rectorat de Créteil lance une expérimentation
consistant à donner une « prime » aux élèves assidus des
lycées professionnels. Il s’agirait de
« responsabiliser » les élèves… Drôle de conception
d’une société où même les élèves seraient à vendre !
Il ne s’agit ni d’une aide financière ni d’une
allocation d’autonomie pour éviter que des élèves soient
obligés de travailler pour financer leurs études mais
d’une perversion du sens de l’Ecole et des objectifs que
l’Education nationale doit assigner aux études ou à une
formation.
Pour la FCPE, cette initiative va à l’encontre de tout
ce qui devrait être fait.
Depuis longtemps, la FCPE dénonce les causes de
l’absentéisme des élèves en lycée professionnel :
orientation et affectation non choisies, affectation
dans un établissement éloigné du domicile, nécessité de
se salarier, emplois du temps mal construits, et
parfois, manque de sens des enseignements… Promettre de
l’argent aux élèves pour qu’ils soient présents en cours
n’y changera rien !
Sans compter les nombreux effets pervers qu’une telle
mesure risque de générer, en particulier dans les
relations entre élèves d’une même classe ou d’un même
établissement.
Puisque l’on se préoccupe de la déscolarisation des
élèves absentéistes, n’oublions pas les élèves
déscolarisés faute d’affectation ! |

Loi CARLE : trouver 60 députés
pour un recours devant le Conseil Constitutionnel
Voir le document

Communiqué du CNAL
Voir le communiqué

Déclaration du
CNAL :
Adresse aux
députés avant l’examen, le 28 septembre, de la proposition de
loi Carle :
L’article 89
doit être abrogé sans contrepartie !
Le CNAL, après l’avoir demandé aux
groupes parlementaires, appelle les députés à adopter l’article
3 de la loi Carle, abrogeant l’article 89 de la loi du 13 août
2004, et à voter contre les deux autres articles de cette loi.
Il invite aussi les députés à saisir le conseil constitutionnel
si, le cas échéant, cette loi venait, malgré tout, à être
intégralement adoptée.
Si la loi Carle réduit
considérablement le champ d’application de l’article 89, elle
n’en annule pas pour autant le principe de « parité » que nous
contestons. Le passage de 400 000 élèves concernés à quelques
milliers seulement, n’est ainsi pour le CNAL qu’une satisfaction
comptable. Cela ne change rien au fond du problème.
Avec l’article 89 ou avec la loi
Carle, nous assistons à un glissement dangereux. En effet ce qui
« déclenche » le financement du forfait n’est plus le contrat
qui lie la commune avec son école privée mais le choix d’une
famille qui décide de scolariser son enfant dans un
établissement privé d’une autre commune. C’est une étape vers
un libre marché scolaire.
De surcroît, le maire subit ce
choix et n’a pas d’accord préalable à donner. Article 89 ou loi
Carle, le principe de libre administration des collectivités
locale est donc bafoué, car le maire ne sait qu’a posteriori
qu’il doit financer un ou plusieurs forfaits.
Le CNAL rappelle enfin que
l’abrogation pure et simple de l’article 89 est la seule issue
raisonnable.
Paris, le 21 septembre 2009
Laurent Escure
Secrétaire Général du CNAL
06
82 84 91 18
* Le
CNAL est composé des DDEN, de la FCPE, de La Ligue de
l’Enseignement, du SE-UNSA et de l’UNSA-Education.

|
Après le rapport Tabarot, le rapport Papon Martin, le
lancement des jardins d’éveil par la secrétaire d’Etat à
la famille, les déclarations de l’ancien ministre de
l’Education nationale sur la maternelle, c’est au tour
d’une députée UMP de Moselle de vouloir empêcher la
scolarisation des enfants de moins de 3 ans à la
maternelle.
La FCPE,
pour sa part, demande aux collectivités locales et à
l’Etat que tous les enfants puissent être accueillis à
l’Ecole maternelle, dès 2 ans, dès lors que leurs
parents en font la demande.
La proposition de loi de la députée prévoit de donner au
maire toute latitude pour refuser l’inscription d’un
enfant de deux ans à l’Ecole s’il « estime que les
critères d’accueil ne sont pas adaptés à cet âge ».
Sur quels critères pourra-t-il donc étayer sa décision ?
La FCPE
rappelle d’ailleurs que la qualité de l’accueil dépend
autant de la structure que de l’implication et de la
qualification des adultes !
La FCPE
rejette cette proposition de loi modifiant le code de
l’éducation, qui, à terme, entraînerait la suppression
de la scolarisation des enfants de moins de trois ans à
l’école maternelle publique.
Alors que le gouvernement a fait de la lutte contre
l’échec scolaire la priorité de sa politique éducative,
cette proposition ressemble plus à un positionnement
idéologique qu’à une amélioration des conditions de vie
et des apprentissages des élèves et des jeunes enfants.
La FCPE
rappelle que l’école dès deux ans est un des moyens pour
atteindre cet objectif. |

VOIR LE DOCUMENT
Lettre aux parents d'élèves-COPSY

VOIR LE DOCUMENT

|
Près d’une vingtaine d’enfants ont été placés en centre
de rétention administrative avec un ou deux de leurs
parents sans papiers depuis le 20 juillet 2009. Certains
y sont même restés plus de deux semaines.
Pour l’une de ces enfants, Zandale, 8 ans, les portes du
CRA se sont ouvertes pour l’expulser avec son père en
Albanie, un pays où elle n’avait jamais été scolarisée.
Deux de ces enfants sont toujours retenus, ils n’ont pas
fait la rentrée.
Parmi les enfants libérés, certains se cachent et n’ont
pas fait non plus la rentrée. D’autres enfants, bien
plus nombreux, ont vécu pendant les vacances
l’arrestation, la mise en rétention et la menace
d’expulsion de leur père,
qui a parfois été
effectivement expulsé. Leur famille est démembrée, le
plus souvent laissée sans ressources.
Ces pratiques atteignent l’ensemble de la communauté
éducative : nous ne
pouvons pas, nous ne voulons
pas ignorer les chaises vides dans les classes, le
traumatisme vécu par ces enfants, la souffrance muette
de ceux dont le père a été banni, la terreur quotidienne
des enfants qui viennent chaque jour à l’école sans
savoir s’ils retrouveront leurs parents le soir.
La FCPE
exige:
- l’arrêt des placements en rétention des familles et
des enfants,
- le retour des pères et la possibilité pour chaque
enfant de vivre en famille, dans la sécurité, dans ce
pays où il va à l’Ecole, où ses parents travaillent, où
leur vie s’est construite,
- la régularisation des jeunes majeurs scolarisés et des
parents d’enfants scolarisés.
L’éducation est un droit ! Le respecter est un devoir,
particulièrement en ce vingtième anniversaire de la
Convention internationale des droits de l’enfant. |

Note d'information Grippe A/H1N1
Voir le document

Analyse par la FCPE
des Préconisations sur la réforme du lycée de Richard Descoings
Voir le document

Nous vous informons que l’association Grandir en France diffuse
en ce moment auprès des médecins généralistes une pétition pour
demander la mise en place du programme M’tondos dans les
établissements scolaires.
Si vous le souhaitez, vous pouvez relayer cette pétition en
informant vous-mêmes les médecins de votre département de son
existence.
Vous la trouverez en fichier
joint, mais elle est également disponible sur le site de
la FCPE nationale à la rubrique « poids du cartable ».
Pour rappel : Grandir en France est une association regroupant
des enseignants, des chefs d’établissements, des infirmières,
des ergothérapeutes, des kinésithérapeutes, des ostéopathes, des
spécialistes du mobilier scolaire, des médecins généralistes,
des rhumatologues et des pédiatres, des professeurs en médecine
attachés à des CHU…dont la
volonté est de participer à la lutte contre le
mal de dos et qui apportent une caution médicale aux
revendications de la FCPE concernant l’excès du « poids des
cartables ».

|
La FCPE désapprouve, aujourd’hui comme hier, les modes
d'actions choisis par certains enseignants qui prennent
les lycéens en otage en perturbant la correction des
copies d’examens et la parution des résultats. Elle
désapprouve totalement la rétention des notes des
candidats.
Elle dénonce les réductions de dotations horaires et les
restrictions budgétaires qui réduisent les lycées
agricoles publics à des conditions d'enseignement
inacceptables. Elle partage l'inquiétude des personnels
concernant l'avenir de l'enseignement agricole public.
La FCPE s’est d’ailleurs exprimée sur ce sujet lors du
dernier CNEA (Conseil national de l'enseignement
agricole) qui s'est tenu mercredi 1er juillet au
ministère de l'Agriculture. Elle espère que la rencontre
qui a lieu aujourd’hui entre le ministre de
l’Agriculture et les syndicats enseignants concernés
permettra un dialogue suffisant pour débloquer une
situation déjà trop critique pour de nombreux lycéens et
leurs familles. |

Réforme de la
formation des enseignants
Voir le document

30 000 EVS, 1 000 AVS et 4 000 contrats aidés faisant
fonction d’AVS sont arrivés en fin de contrat le 30 juin 2009.
Derrière ces chiffres, ce sont des élèves en
situation de handicap et leurs familles qui s’interrogent sur les
conditions de la prochaine rentrée scolaire.
Pourront-ils, comme leurs camarades, débuter ou
poursuivre leur scolarité avec les aides appropriées accordées par
la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes
Handicapées ?
Ou devront-ils attendre chez eux que les ministères
règlent la question en reconduisant les personnes qui les ont
accompagnés ou en recrutant autant, voire plus, de personnel ?
Les élèves en situation de handicap doivent pouvoir être présents
dans leur école dès le 3 septembre.

Paris, le 18 juin 2009
Richard
Descoings a placé ses travaux sous le signe de deux exigences,
celle de l’écoute et celle de la crédibilité. Il a effectivement
beaucoup écouté et ses préconisations semblent crédibles, mais
on n’y trouve ni ambition, ni projet pour le lycée de demain. La
recherche permanente du consensus conduit au mieux à une
accommodation de l’existant. Pour refonder le lycée, il faudra
bien oser s’attaquer aux verrous du système que nous avions
identifiés dans nos textes et travaux précédents : temps de
l’élève, métier enseignant, évaluation et baccalauréat, parcours
des élèves et filières.
Il a tenu
compte de la parole des lycéens et propose des pistes
intéressantes en matière de démocratie lycéenne. Néanmoins, sur
beaucoup de sujets il établit un catalogue de mesures qui vont
de l’anecdotique aux vœux pieux en passant par des confusions,
en particulier sur le sujet de l’accompagnement. Il ne tranche
pas suffisamment sur des sujets fondamentaux.
Le groupe
« Ambition pour la réforme des lycées » est prêt à entrer dans
le débat annoncé pour l’automne. Ce débat devra inclure les deux
points de la refondation avancés par Richard Descoings : le
temps des lycéens et les missions des enseignants. L’heure n’est
plus à la recherche du consensus. La conclusion du rapport met
les politiques face à leurs responsabilités.
Organisations signataires
Association des régions de France -
Éducation et Devenir -
Ceméa -
Confédération Étudiante -
CRAP-Cahiers pédagogiques -
EEDF -
FCPE - FESPI
- FOEVEN
-
Francas –
Icem pédagogie Freinet -
JPA -
Ligue de l’enseignement-OCCE
-
PEP -
SE-Unsa -Sgen-CFDT
-Unef
-UNL
Rappel :
http://ambition-lycees.net/
Contact :
Philippe Watrelot, porte-parole du groupe « Ambition pour la
réforme des lycées », 06 74 99 96 90 et
Philippe.Watrelot@cahiers-pedagogiques.com

|
La FCPE
ne peut qu’approuver Luc Chatel, nouveau ministre de
l'Éducation nationale, lorsqu’il déclare qu’ « un pays
qui croit en l'avenir est un pays qui investit dans
l'éducation ». Le retour à la priorité à l’éducation a
toujours été une revendication forte de la FCPE. C’est
sur les actes qu’elle jugera.
La FCPE
réclame la priorité à l’éducation mais elle craint que
ce soit difficile. Avec la suppression annoncée de
16 000 nouveaux postes dans l’Education nationale,
comment espérer maintenir le taux actuel d’encadrement -
déjà à la limite du tolérable dans bien des endroits –
et assurer les remplacements des enseignants ?
La FCPE
agit pour l’amélioration des conditions de vie et de
travail des élèves, le respect de leurs rythmes et de
l’équité, et pour une réelle prise en compte des
questions de santé publique.
La FCPE
se bat pour une autre pédagogie, pour une transformation
de l’Ecole par la rénovation de ses pratiques
pédagogiques, afin de mettre un terme au trop grand
élitisme qui prévaut sur la réussite de tous les
enfants.
La FCPE
espère que le nouveau ministre fera le choix de renouer
le dialogue avec la première fédération de parents
d’élèves. Pour l’ensemble des chantiers en cours ou à
venir, la méthode ne peut être que celle de la
concertation, en réunissant l’ensemble des acteurs de
l’Ecole autour d’une même table. C’est la condition
d’une réforme réussie. |

Fédération des Délégués Départementaux de
l’Éducation Nationale - UNION DU VAR
L’Union du Var des Délégués Départementaux de
l’Education Nationale est fondamentalement attachée au principe de
laïcité inscrit dans la constitution française. En effet l’autorité
publique qui est neutre par rapport à ce que l’on croit ou l’on ne
croit pas, préserve un espace qui rend possible la liberté
d’expression de chacun. Ainsi l’Etat indépendant de tout dogme,
protège les citoyens des cléricalismes tout en permettant à toutes
les religions d’exister et de s’exprimer sans n’en favoriser aucune.
Les délégués départementaux du Var, à l’exemple de
son organisation nationale et de nombreux groupements et
associations démocratiques dénoncent le protocole d’accord dit «
Kouchner-Vatican » signé le 18 décembre 2008 et officialisé par le
Décret n° 2009-427 du 16 avril 2009.
Cet accord reconnaît la validité des diplômes, aussi
bien « canoniques » que « profanes », délivrés par les
établissements catholiques d'enseignement supérieur et englobe de
fait le baccalauréat en tant que premier grade universitaire. Il est
en contradiction avec l’article premier de la loi de 1905 et avec
l'avis du Conseil d'Etat de 1984 qui a confirmé le principe du
monopole public de délivrance des diplômes universitaires.
C’est pourquoi les Délégués Départementaux du Var
soutiennent le recours en Conseil d’Etat, qui demande l’abrogation
de ce décret déposé par « le comité 1905 » et soutenu par « le
collectif pour la promotion de la laïcité ». Ils appellent tous les
laïques à se mobiliser pour faire connaître, dénoncer et combattre
ce décret dont la publication faite sans consultation de la
représentation nationale transgresse le droit, ouvre la porte à de
futures exigences des autres religions et constitue le levain de la
discorde civile.
Le Cannet du Luc, le 13 juin 2009
Le président de l’Union du Var
Jean-Louis Imbert

Cette année, pour cause de "reconquête" du mois de
juin, les parents, dans leur grande majorité, ne pourront être
présents lors des conseils de classe du troisième trimestre. Ceux-ci
sont pourtant particulièrement importants puisque s'y discute
l'orientation, le passage ou le redoublement des élèves.
Dans de nombreux établissements, pour pouvoir tenir
les délais imposés par le ministère, les chefs d’établissement sont
contraints d’organiser les conseils de classe sur quelques jours
seulement, et donc d’en placer un grand nombre à toutes les heures
du jour.
L’article D111-12 du code de l’éducation impose
pourtant que les conseils de classe aient lieu à des heures
compatibles avec les activités professionnelles des parents.
Mais une circulaire de janvier 2009 du ministère de
l’Education nationale contraint les établissements à organiser les
conseils de classe à partir du 15 juin et impose que la notification
des décisions d'affection en lycée soit réalisée le 1er juillet.
Entre ces deux dates, il aura fallu organiser les conseils de
classe, prendre le temps de la concertation avec les familles en cas
de désaccord sur l'orientation ou le redoublement et organiser les
commissions d'appel.
Ceci est matériellement impossible !
Le ministère a conduit une expérimentation l'année
dernière dans plusieurs départements et connaissait les conséquences
qu'entraîneraient ces mesures.
Dès janvier, d’ailleurs, la FCPE et le SNPDEN
s’inquiétaient des dommages collatéraux constatés lors de cette
expérimentation.
…/…
Quels avantages à une reconquête du mois de juin si
les professeurs ne peuvent plus enseigner puisqu’ils se trouvent en
réunion hors de leur classe, si les élèves qui ratent le
baccalauréat n’ont plus le moyen d’organiser leur redoublement, si
les parents d’élèves ne peuvent plus siéger dans les conseils de
classe du troisième trimestre ?
Encore une fois, le refus obstiné de dialogue
conduira à un beau gâchis, à réduire les droits des élèves et des
parents et, finalement, à opposer parents, enseignants et chefs
d’établissement.
La FCPE ne l'accepte pas !

Le
Comité National d’Action Laïque* qui avait dénoncé le
protocole d’accord « Kouchner-Vatican » dès sa signature le 18
décembre dernier, demande l’abrogation du Décret n° 2009-427 du 16
avril 2009 publiant cet accord.
Il apporte son soutien aux
recours en Conseil d’Etat déposés par deux de ses organisations
constitutives (Unsa-Education et Ligue de l’enseignement) ayant, sur
ce sujet, capacité à agir.
En outre, avec la réforme de la
formation des enseignants (mastérisation), le CNAL s’indigne que les
instituts catholiques puissent grâce à cette reconnaissance
automatique des diplômes et des grades, se spécialiser dans les
préparations aux concours d’enseignants du public et plus largement,
aux concours de la Fonction Publique.
Ce décret publié en catimini, en
dehors de tout débat devant la représentation nationale, est un coup
supplémentaire porté à la laïcité de notre République.
Les organisations du CNAL
appellent donc les militants laïques à se mobiliser pour faire
connaître, dénoncer et combattre ce Décret.

La FCPE est prête à entrer dans une large concertation sur
la réforme du Lycée. Elle l’appelle de ses vœux depuis des mois. Il
est temps que l’ensemble des acteurs du Lycée, personnels
enseignants et non enseignants, lycéens, parents d’élèves, se
retrouvent autour d’une même table pour avancer. C’est une condition
indispensable à la construction commune d’une transformation du
Lycée.
Le rapport de Richard Descoings sur la réforme du
Lycée a le mérite de dire haut et clair que le préalable à cette
réforme, ce sont les objectifs qu’on lui assigne.
Pour la FCPE, si la tentative de réforme de Xavier
Darcos a échoué en 2008, c’est qu’il fixait comme préalable
d’importantes suppressions de postes. L’objectif de la réforme ne
peut être la réduction des coûts, il doit être fondé sur la réussite
des élèves et la réduction des inégalités.
La FCPE rappelle son exigence d’une réflexion qui intègre la
classe de troisième et l’enseignement professionnel. Cette exigence
fait écho à l’une des résolutions adoptées par son congrès national
réuni ce week-end à Saint-Étienne, qui demande l’ouverture d’une
véritable réflexion et négociation sur la voie professionnelle dans
le cadre de la réforme des lycées.
Elle note que le rapport reprend à son compte l’idée
selon laquelle tout ne doit pas se résumer au Lycée à l’alternative
entre heures de cours magistral et heures de travail à la maison. Il
existe d’autres façons de travailler, et en particulier celles qui
sont à l’œuvre dans les TPE : travail en groupes sur un projet et
accompagné par les enseignants.
La FCPE n’acceptera pas moins d’Ecole mais mieux d’Ecole.

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Les élèves n’ont rien à gagner à la réforme de la
formation des enseignants que prépare le gouvernement.
Le CTPM (Comité technique paritaire ministériel) devait
examiner aujourd’hui les projets de décrets présentés
par Xavier Darcos. Les mesures envisagées anéantissent
la formation professionnelle des enseignants alors que
celle-ci est revendiquée par tous comme indispensable
pour faire réussir tous les jeunes dans toutes leurs
différences.
Les parents d’élèves veulent que cette formation soit
renforcée alors que le ministre la réduit de moitié. Les
nouveaux enseignants seront très insuffisamment, pour ne
pas dire pas du tout, formés à la pédagogie et à la
psychologie de l’enfant.
Le ministre propose uniquement de rallonger la formation
disciplinaire des enseignants d’une année pour atteindre
le niveau master. Formation non rémunérée, qui sera à la
charge des étudiants et par conséquent de leurs parents,
ce qui ne pourra conduire qu’à faire de l’enseignement
une filière encore plus sélective socialement
qu’aujourd’hui.
Avec la suppression des IUFM, l’Etat se désengage de la
formation de ses personnels pour la confier aux
universités mises en concurrence. Cela ouvre la voie à
une privatisation de cette formation. L’accord signé par
l’Etat avec le Vatican pour la reconnaissance des
diplômes délivrés par les universités catholiques est-il
en rapport avec ce choix ?
Non, les parents d’élèves ne veulent pas d'enseignants
non formés. Enseigner est un métier qui s'apprend !
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Xavier Darcos voudrait
régler le problème de la « violence scolaire ». Mais il le
fait avec des mesures inappropriées qui ressemblent plus à
des provocations à l’égard de la communauté scolaire déjà
très choquée ces derniers mois par les intrusions
« musclées » de gendarmes et de chiens dans des
établissements scolaires au motif de la prévention.
Il feint d’ignorer que
nombre des mesures qu’il a prises depuis deux ans n’ont fait
qu’aggraver le problème. Comme plusieurs fois déjà, il
profite d'un drame pour ressortir de veilles mesures
répressives éculées et potentiellement sources de dérapages,
comme les fouilles des élèves par des personnels de
l’établissement.
Les suppressions de
postes dans les établissements scolaires ne permettent pas
un encadrement suffisant des élèves pour mettre en place
éducation et prévention de la violence. Depuis 2002, ce sont
près de 45 000 postes d’éducateurs qui ont été ainsi
supprimés.
La suppression de la
sectorisation qu’il a entreprise n’aboutira qu’à une
concentration explosive des difficultés dans certains
établissements scolaires.
L’absence de dialogue
avec les lycéens pendant leur mouvement de décembre dernier
n’a fait qu’augmenter l’exaspération des jeunes.
Dans ses annonces, le
ministre ne fait que stigmatiser et culpabiliser les parents
et les jeunes et ne prévoit que d’instaurer toujours plus de
répression mais toujours moins d’éducation. Et ce, alors que
la France s’apprête à célébrer les 20 ans de la Convention
internationale des droits de l’enfant…
Xavier Darcos est-il
encore qualifié pour prétendre régler ces problèmes ?
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« Palme de la poudre aux yeux » : c’est la palme que la FCPE compte
décerner au secrétariat d’Etat à la famille pour les jardins
d’éveil.
Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la Famille vient d’annoncer
l’ouverture des appels à candidature auprès des collectivités
locales, entreprises ou administrations pour l’ouverture des jardins
d'éveil.
Ces jardins d’éveil devront offrir 8 000 places de garde pour les
enfants de 2 à 3 ans d'ici 2012. Or, 8 000 places en jardin d’éveil,
cela ne concerne en réalité que 1% des enfants de cette classe
d’âge !
Afin que les 99 % d’enfants restant puissent intégrer l’école si
leurs parents le souhaitent, le ministre de l’Education nationale
devra bien maintenir les postes d’enseignants qu’il comptait
supprimer.
Les parents ne sont pas dupes, ils savent où sont les véritables
ambitions éducatives pour leurs enfants : à l’école maternelle et
non pas dans les jardins d’éveil.
Pour la FCPE, la non scolarisation des 2/3 ans ne repose ni sur une
logique éducative, ni sur une rationalisation des coûts, la seule
motivation du gouvernement est de réduire à tout prix le budget de
l'Education nationale.
Elle rappelle également que
les
rapports de la Cour des comptes et de la commission des finances du
Sénat ont conclu en faveur de l'efficacité de l'école maternelle
mais aussi de son coût moins élevé pour les finances publiques que
celui des autres structures…
La FCPE
rappelle que l’école maternelle est gratuite donc 100% moins cher
pour les familles. Elle est présente sur tout le territoire
français.
Elle est le seul lieu qui accueille tous les enfants sans
distinction. |

Les
Césars de la surveillance (Big Brother Awards France) 2009 ont été
décernés le 4 avril dernier (http://bigbrotherawards.eu.org/).
A deux
reprises, à travers deux collectifs auxquels elle a participé, la FCPE
se retrouve parmi les ex aequo pour le "Prix Voltaire", ou "Prix de la
vigilance citoyenne", qui "récompense des personnes, des collectifs ou
des projets qui, en luttant et manifestant contre la surveillance
arbitraire des individus, se sont engagées de façon exemplaire pour
informer le public sur les dérives du traitement automatisé et de l'arme
technologique".
Ainsi,
le collectif héraultais contre l'éducation biométrique, créé à
l'initiative de la FCPE de l'Hérault, remporte ce prix "pour s'opposer,
avec un certain succès, à la prolifération des systèmes biométriques à
l'Ecole et voir dénoncé les arguments déployés par les industriels pour
conditionner les jeunes générations" (http://bigbrotherawards.eu.org/Collectif-Non-a-l-education-biometrique.html).
Est
également récompensé le Collectif "Non à EDVIGE", dont est membre la
FCPE nationale, "pour être parvenu à mobiliser syndicats, citoyens et
organisations de défense des droits de l'homme, récolté plus de 200.000
signatures contre le fichier Edvige, ce qui a poussé le gouvernement à
reporter ses projets" (http://bigbrotherawards.eu.org/Collectif-Non-a-EDVIGE.html).

La FCPE
s’étonne qu’un groupe de travail sur « l’ensemble des dispositifs du
traitement de la difficulté scolaire, de la pédagogie différenciée à l’aide
spécialisée » se tienne à la Direction générale de l’enseignement scolaire
sans que les représentants des parents d’élèves aient été invités à y
participer !
Le ministre de l’Education nationale écrivait au mois de
janvier, être favorable à l’ouverture d’un groupe de réflexion et précisait
que « tous les acteurs concernés pourraient y être associés ».
Les parents d’élèves sont pourtant largement concernés par un
sujet aussi crucial que celui de la lutte contre la difficulté scolaire et
la recherche des moyens de la réussite pour tous.
Cet automne, à l’initiative de la FCPE, des milliers de
conseils d’école ont pris position pour le maintien des postes de RASED que
le ministre menaçait de supprimer.
Il est temps pour le ministère de cesser ce déni de
démocratie qui consiste à exclure la première fédération de parents d’élèves
des lieux de réflexion et de décision.
Si le ministère persistait, la FCPE ne pourrait que
s’interroger sur l’objectif réel de ce groupe de travail.
S’agit-il vraiment d’y réfléchir au traitement de la
difficulté scolaire ou ne serait-ce qu’un nouveau, leurre chargé, une
nouvelle fois, d’aménager des décisions déjà prises ?

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La FCPE dénonce la surenchère du gouvernement en
matière sécuritaire. Elle refuse que des caméras de
vidéosurveillance remplacent les adultes dans les
établissements. Elle refuse une nouvelle atteinte aux libertés
des jeunes. Elle refuse une mesure poudre aux yeux inefficace et
coûteuse.
Dans un objectif de réduction des « coûts »,
bientôt, nos enfants seront accueillis dans les établissements
par des portiques détecteurs de métaux, reconnus grâce au
contour de leur main et surveillés sans cesse par des caméras
jusque dans les moindre recoins. Quelle belle éducation que
voilà !
Toute la technique du monde ne remplacera pas les
dizaines de milliers de postes d’adultes supprimés dans les
établissements scolaires. Les parents d’élèves préfèrent que les
enfants soient accueillis, pris en charge et éduqués par des
adultes, surveillants, conseillers principaux d’éducation,
enseignants, personnels administratifs…
La FCPE demande que les enfants soient éduqués avec
bienveillance plutôt qu’avec vidéosurveillance !
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La FCPE demande que les enfants soient éduqués ave


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L’Ecole maternelle a-t-elle une « place
essentielle au sein du système éducatif français » ? C’est ce
qu’affirmait à l’automne dernier le ministre de l’Education
nationale, après une vague de protestations contre ses premiers
propos insultants. Alors que Nadine Morano, secrétaire d’Etat à
la Famille, vient d’annoncer l’expérimentation de jardins
d’éveil en septembre 2009, la FCPE aimerait un peu plus de
clarté au sein du gouvernement et s’inquiète de voir que l’Etat
se désengage d’une de ses priorités : l’éducation. Les missions
de l’Ecole maternelle sont bien différentes de celles des
structures d’accueil du jeune enfant.
Nadine Morano avance comme unique argument en
faveur des jardins d’éveil que l’accueil d’un enfant y serait
moins coûteux qu’en crèche.
La FCPE rappelle qu’en matière de coûts, le
rapport de la Cour des comptes et celui de la commission des
finances du Sénat concluent tous deux en faveur de l'efficacité
de l'Ecole maternelle et de son coût : elle est trois fois moins
chère que la crèche.
Elle rappelle également que l’Ecole maternelle est le seul lieu
qui accueille et scolarise les enfants sans distinction,
gratuitement et sur tout le territoire français dès l’âge de
deux ans.
Les parents d’élèves FCPE, comme nombre de leurs
concitoyens, sont attachés au rôle prépondérant que joue la
maternelle dans la socialisation des plus petits et dans
l’acquisition des préapprentissages nécessaires à une entrée en
école primaire sereine.
Elle demande au ministre de l’Education nationale qu’au-delà
d’un discours se voulant rassurant sur la place de l’Ecole
maternelle, il agisse en accord avec ce qu’il dit et cesse les
suppressions de postes !
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Elle demande au ministre de l’Education nationale qu’au-delà d’un discours
se voulant rassurant sur la place

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La FCPE
est peu surprise par les résultats des évaluations nationales
des élèves de CM2, dont l’ensemble de la communauté éducative
avait dénoncé les conditions d'organisation. Ces résultats ne
pouvaient être favorables : items portant sur des parties de
programme non effectuées et barèmes sans nuance.
La FCPE
aimerait que le ministère explique comment il s’y est pris pour
agréger des résultats qui ne peuvent être comparables, du fait
que les enseignants n’ont pas tous fait passer la totalité des
items ou ne les ont pas tous évalués selon le barème national.
Elle aimerait en particulier savoir comment sont comptabilisés
les résultats des élèves sur les items de la deuxième partie du
programme de CM2, qui n’avait pas encore été traitée en janvier.
La FCPE
dénonce à nouveau ces évaluations qui ne font rien de plus que
pointer les inégalités entre les enfants, et permettent des jeux
de comparaison entre les classes et les écoles issues de
territoires différents.
La FCPE
a, dans un courrier envoyé à Xavier Darcos en mars, demandé
l’abandon de ces évaluations au profit d’évaluations élaborées
par la DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de
la performance du ministère de l’Education nationale) qui
permettraient un réel pilotage du système éducatif.
La FCPE
réitère sa demande de réelles évaluations diagnostiques
nationales. Elle demande également au ministère de ne pas
persister dans la voie qu’il a choisie, à savoir la dénaturation
du principe même d’évaluation et la dégradation de l’image du
système éducatif français. |

Lien
internet qui vous permettra de retrouver une partie des débats, de la
journée du 18 mars
« rythmes
scolaires, un autre aménagement est possible » organisée le 28 mars 2009
à Paris.
http://www.jpa.asso.fr/index2.php?goto=rythmes

La FCPE
se réjouit également de la réussite du dernier mouvement du mois de Mars.
Elle dénonce à nouveau la politique très répressive qui est menée à
l’encontre des lycéens au sein de certains établissements, en cas de
blocus, ainsi que dans les rues, pendant les manifestations pourtant
pacifiques. Répressions menées par les forces de police, qui ont amené des
jeunes jusque devant les tribunaux.
La FCPE
dénonce cette politique d’intimidation, bien éloignée du rôle de l’Ecole en
termes d’acquisition de la citoyenneté qui doit se faire au sein des
établissements avec tous les adultes de la communauté éducative.
Si la FCPE reconnaît la nécessité de réfléchir aux moyens nécessaires de
rapprocher le système éducatif des besoins et des attentes de notre
jeunesse ; elle dénonce, au-delà du rejet de l’idéologie libérale qui
préside à toutes les décisions prises depuis deux ans, la logique du
calendrier ministériel (je n’ose pas parler de réformes que le dictionnaire
définit comme améliorer).
Après le chamboulement de l’école élémentaire, les discours menaçant l’école
maternelle, la vindicte du gouvernement s’est portée sur les lycées
professionnels et généraux, ignorant soigneusement le collège.
Alors qu’il est évident pour tous, qu’il existe une continuité des
apprentissages des niveaux primaires et secondaires, le ministre refuse de
poser la question de fond du rôle du collège, du cycle, des classes de
transition, troisième et seconde, du contenu et de la pertinence du diplôme
du brevet des collèges ?
La preuve en est de l’incohérence d’un texte qui nous propose en Mars des
modifications concernant l’examen du mois de Juin de la même année
Les
représentants des membres de la communauté éducative qui siégent au CSE
réclament une réflexion de fond sur le système éducatif.

Le ministère de l’Education nationale a rendu publique cette
semaine la répartition académique des suppressions de postes d’enseignants
remplaçants pour la rentrée 2009. Le ministre poursuit son entreprise pour
en finir avec l’obligation scolaire et surtout son pendant, l’obligation
pour l’Etat d’assurer la continuité du service public.
La loi sur le service minimum dans son article 2 a déjà
intégré le fait que la mission de l’Ecole sera l’accueil et non plus
l’enseignement. Appliquée jusqu’au bout elle permettrait de supprimer
l’obligation de remplacer les enseignants absents par d’autres enseignants
tant que les élèves sont « gardés ». Cette année, dans le premier degré, les
absences non remplacées, plutôt exceptionnelles il y a quelques années, sont
devenues fréquentes.
Dans le second degré, les parents constatent sur le terrain
qu’il faut désormais en moyenne quatre semaines consécutives d’absence d’un
enseignant pour qu’un remplaçant soit nommé.
Le ministère évoque une prétendue "amélioration du dispositif
de remplacement" pour justifier ces suppressions de postes. Pourtant, le
rapport annuel de performance publié en juin 2008 par le ministère montrait
qu’en 2007, le taux de rendement du remplacement dans l'Éducation nationale
s'élevait à 82,2%, malgré un objectif de 87% affiché dans le projet annuel
de performance annexé au budget 2007 de la mission enseignement scolaire. Le
taux de rendement était de plus en baisse par rapport aux 84,92% atteints en
2006-2007.
La FCPE exige le retrait de cette mesure et appelle les parents d’élèves à
se mobiliser sur le terrain et à être présents le 19 mars dans les
manifestations partout en France pour un service maximum d’enseignement

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Sur proposition de la FCPE, le Conseil Supérieur de l’Education
a adopté ce jour à l’unanimité un vœu pour que les candidats en
situation de handicap bénéficient d’une pause suffisante entre
deux épreuves.
La FCPE a remarqué que le calendrier retenu pour les examens du
Diplôme National du Brevet et pour celui du Baccalauréat dans
une note de service publiée au B.O. du 15 janvier aurait pour
conséquence de priver de déjeuner un certain nombre de candidats
en situation de handicap bénéficiant d’un tiers temps
supplémentaire.
Ils ne disposeraient, si ce calendrier était maintenu, que de 40
minutes de pause entre les épreuves du matin et celles de
l’après-midi ! C’est inacceptable.
Le CSE a ainsi adopté le vœu suivant :
«Lors de l’élaboration des
calendriers des examens quels qu’ils soient, il est tenu
humainement compte de la situation des candidats handicapés :
une pause suffisante leur est nécessaire entre les épreuves.
La note de service publiée au B.O. n° 3 du 15/01/09 est revue et
aménagée dans cet esprit.
L’attention des Recteurs est attirée sur la situation des
candidats handicapés en ce qui concerne les calendriers
d’épreuves qui relèvent de leur compétence.»
Puisse le ministre tenir compte du bon sens unanime des membres
du CSE ! |

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Le ministre veut recruter 5 000 « médiateurs de réussite
scolaire » pour remédier à l’absentéisme des élèves. La FCPE
attend que le ministre définisse clairement leurs missions. Pour
l’instant, cette annonce se situe plus dans la lutte contre le
chômage que contre l’échec scolaire.
Repérer les élèves absentéistes, pour avertir leurs familles et
tenter de les « raccrocher », c’est précisément le rôle du
conseiller principal d’éducation et
c’est ce que faisaient naguère les emplois-jeunes et les
surveillants. Créer 5 000 emplois de « médiateurs de réussite
scolaire », c’est largement insuffisant face aux dizaines de
milliers de postes supprimés ces dernières années dans les
services de la vie scolaire des établissements. Le solde reste
largement négatif !
Ce n’est pas non plus avec 13 500 suppressions de postes
d’enseignants, s’ajoutant là aussi à des dizaines de milliers de
postes déjà supprimés, que l’on améliorera la pédagogie et la
réussite des élèves, souvent l’un des premiers déclencheurs de
l’absentéisme puis du décrochage.
La FCPE
rappelle que l'absentéisme scolaire a des causes multiples, dont
l'une est de la responsabilité directe de l'institution
scolaire, lorsque celle-ci est dans l'incapacité de résoudre les
difficultés du jeune, qui peu à peu se décourage et perd pied.
Ou lorsqu’elle met en place des emplois du temps incohérents. Et
que dire des nombreux remplacements non assurés qui renvoient
chez eux certains élèves pendant parfois plusieurs semaines ?
Faut-il encore ajouter l’orientation qui ne tient pas compte du
choix des élèves ?
Quant au lien social dans les quartiers, qui permettait bien
souvent d’éviter des décrochages, il était assuré par les
associations, maisons de quartier avec des éducateurs grâce aux
emplois aidés massivement supprimés par le gouvernement.
Pour la FCPE, le problème de l'absentéisme scolaire nécessite un
traitement à la fois social et éducatif, grâce à la mobilisation
de la communauté éducative dans son ensemble autour du jeune en
voie de décrochage : parents, chefs d'établissement, conseillers
d'éducation, enseignants, personnels administratifs et de santé,
mais aussi missions d’insertion et travailleurs sociaux
extérieurs à l’Ecole. |

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Après la suppression de la sectorisation, l’ouverture dans des
délais étonnamment rapides d’un lycée d’enseignement privé dans
une banlieue parisienne, Nicolas Sarkozy lance maintenant un
« internat d’excellence ».
La FCPE
ne peut que se féliciter de cette sollicitude montrée envers les
élèves méritants des milieux défavorisés : pratiques
pédagogiques « originales », jumelages avec des établissements
étrangers, enseignants volontaires…
tous les ingrédients de la réussite, financés par des
fonds privés ! Ces enfants ne seront privés de rien, mais les
autres ?
La FCPE
ne peut que s’inquiéter du sort réservé aux élèves qui resteront
dans des établissements encore plus ghettoïsés après le départ
de leurs camarades méritants, de ceux dont les parents auront pu
les inscrire dans un autre établissement public ou dans le lycée
privé.
Mais il est vrai que ceux qui restent sont « ceux qui brûlent
les voitures et cassent les cabines téléphoniques »… Sont-ils
dignes que la société se préoccupe de leur sort ? Président de
la République et ministre de l’Education nationale semblent
avoir décidé que non !
La FCPE
s’indigne de la création d’une école à deux vitesses qui, de
fait, renforce les inégalités entre les enfants. Aucun enfant,
quelle que soit son origine sociale, ne doit se trouver écarté
du chemin de la réussite.
L’inégalité des conditions d’apprentissage des élèves au sein de
leur famille fait partie depuis très longtemps des
préoccupations de la FCPE. Mais éloigner ces enfants de leurs
familles, sous prétexte qu’elles sont défavorisées, est-ce
vraiment la solution ?
La FCPE
revendique, avec les associations familiales, que les conditions
nécessaires soient créées pour que tous les enfants puissent
étudier sereinement dans et en dehors de l’école quels que
soient les moyens financiers de leurs parents.
Les politiques gouvernementales familiale et éducative se
doivent de donner aux parents les moyens nécessaires à
l’éducation de leurs enfants, et au service public d’éducation
la capacité de former et d’éduquer tous les jeunes sans
exception, dans le respect des principes de laïcité, d’égalité
et de fraternité qui sont inscrits dans le marbre de notre
démocratie.
Cette Ecole de l’excellence que cite Nicolas Sarkozy ne peut
être que l’Ecole publique, l’Ecole de la réussite pour tous. |

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La FCPE
s’interroge sur les évaluations de CM2
S'il s'agit d'évaluer les objectifs attendus en fin de cycle
dans le cadre du socle commun afin de lutter contre l'échec
scolaire et de mettre en place dès la fin du mois de janvier des
mesures de remédiation pour aider les élèves à effectuer leur
entrée en sixième dans de bonnes conditions, alors la FCPE
considère que ces évaluations peuvent être pertinentes.
En revanche, si ces évaluations sont une manière de
sélectionner les élèves avant l'entrée en sixième, la FCPE ne
peut en aucun cas accepter un tel détournement de procédure.
Elle rappelle le principe du collège unique qui prévaut
aujourd'hui au sein de l'Education nationale et les études
concordantes qui dénoncent l'inutilité et la nocivité du
redoublement.
Les parents d’élèves soulignent qu’en janvier les enfants ne
peuvent maîtriser l’ensemble des compétences attendues en fin de
CM2, puisqu’ils n’ont pas travaillé une année scolaire complète
sur les nouveaux programmes.
De plus, si ce sont les résultats à ces évaluations qui seront
transmises au chef d’établissement du collège ou sera inscrit
l’enfant en sixième, cela signifie que les dés sont jetés dès le
mois de janvier et que l’année scolaire et donc terminée. Qu’en
est-il de la possibilité d’évolution de l’enfant entre le mois
de janvier et le mois de juin ?
Dans un cas comme dans l'autre, l'agrégation des résultats de
ces évaluations à l’échelon national ne se justifie nullement, à
moins que le ministère n'ait des intentions cachées quant à leur
utilisation.
La FCPE
rappelle qu’elle s’oppose à toute publication de résultats
d’évaluations école par école ce qui provoquerait une mise en
concurrence inutile et préjudiciable. Elle estime par contre
nécessaire que les parents rencontrent les enseignants afin de
faire le bilan des évaluations pertinentes de leur enfant.
Devant toutes ces incertitudes et en attente d'informations
complémentaires, la FCPE demande le report de ces évaluations. |
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